Revue Rose-Croix – Automne 2017

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N° 263 : Automne 2017

 Sommaire

  • Laïcité et spiritualité, par l’Imperator C. Bernard
  • Le disciple, la voie, le maître, par R. Berrouet
  • Science et évolution, par M. Myara
  • Les trois femmes assises du Tarot, par M-C. Février
  • Éloge de la simplicité, par P. Pusey
  • Documents d’Archives de l’A.M.O.R.C. : Alexandre de Cagliostro

> Lire un extrait de cette revue

 

Article sélectionné dans ce numéro :

Éloge de la simplicité, par Patrick Pusey

À une époque de modernité où l’homme recherche plutôt la notoriété que la sagesse, il paraît bon d’aborder un thème presque oublié, celui de la simplicité. Comment aborder la simplicité ? Comment entrer en relation avec quelqu’un de simple ? Avec humour, disons qu’il suffit d’être simple. La première idée venant à son sujet est que le mot « simplicité » est un thème propice à la méditation, comme si la sève de la simplicité pouvait nous amener à des ramifications communes plus complexes, toutes en lien intime avec le tronc de l’Arbre philosophique : Vérité, Sagesse, Amour et Paix.

Pour aller à la rencontre d’autrui, à un rendez-vous, pourquoi nous faut-il choisir parmi nos plus beaux vêtements ? Serons-nous parés de ces mêmes vêtements lorsque nous rejoindrons la Conscience cosmique ? Ou alors, bien au contraire, serons-nous dépouillés de tout le superflu auquel ici-bas nous accordons quelque importance ? Dans notre entourage, dans un domaine réputé profane, nous trouvons une application pratique de l’adage « Venez comme vous êtes ! » ; pour un mystique […]

« Riche en mérites, mais poétiquement toujours, sur terre habite l’homme » écrit Hölderlin au début du XIXe siècle. Mis en lumière par Martin Heidegger quelque cent trente ans plus tard, ce vers, au cœur du poème En bleu adorable, n’a jamais cessé d’être cité ou commenté par des écrivains, des poètes et des philosophes du monde entier.

À cette époque, les poètes sont philosophes, comme Novalis, et les philosophes poètes, comme Schelling, qui considère que la poésie est « l’institutrice de l’humanité ».

De l’autre côté de l’Atlantique, en 1844, Ralph Waldo Emerson, pasteur et poète, semble déjà ouvrir une nouvelle ère, post-romantique – même si le romantisme vit encore –, quand il écrit que « chaque homme est assez poète pour être ouvert à ces enchantements de la nature ». Ce n’est plus l’homme du peuple qui doit écouter le poète, mais l’homme qui devient poète en contemplant le monde. »

 

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